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Confidentialité, engagements automatiques et détection des bots de Mailgun
Aujourd’hui plus que jamais, les utilisateurs se soucient de la confidentialité de leurs données et des mesures à prendre pour protéger leurs informations personnelles. Et c’est un point que les grands acteurs de la technologie ne peuvent plus ignorer bien longtemps. Alors que de plus en plus de consommateurs et consommatrices découvrent comment leurs données sont utilisées, différents fournisseurs de services de messagerie (MBP) et leaders technologiques modifient leur façon de traiter les données personnelles. L’année dernière, Apple a modifié sa gestion des ouvertures et des clics en créant un événement global qui se produit chaque fois qu’un nouvel email arrive dans la boîte de réception.
La confidentialité est importante, et elle est cruciale pour chaque personne qui reçoit un email, mais aussi pour les expéditeurs. Il existe des solutions qui profitent aux deux parties, et le secteur progresse avec la capacité d’identifier les ouvertures et les clics de bots sans compromettre la confidentialité des destinataires.
Nos bonnes pratiques évoluent, et nous aussi. C’est pourquoi nous sommes ravis d’annoncer aujourd’hui que la détection des bots est disponible dans Mailgun.
Pour Apple Mail, toutes les images uniques d’un message email (livré dans la boîte de réception) sont préchargées, chargées et mises en cache sur un CDN. Si vous utilisez le suivi des ouvertures, ce préchargement entraîne le déclenchement d’un événement d’ouverture pour votre service d’emailing, qui peut s’avérer réel ou non. Du point de vue du suivi, ce préchargement crée différents problèmes, car les informations que vous obtenez normalement de cet événement d’ouverture (les informations sur l’appareil et la localisation via l’adresse IP) sont masquées : la chaîne User-Agent renvoie un user-agent générique `Mozilla/5.0`, et l’adresse IP est celle du nœud CDN, par opposition à l’adresse IP réelle de la personne destinataire.
Gmail fait quelque chose de similaire grâce à l’utilisation de son Google Image Proxy. La localisation et les informations de navigation de l’utilisateur sont masquées par une ouverture automatique et, en retour, le `User-Agent` est `Mozilla/5.0 (Windows NT 5.1; rv:11.0)` `Gecko Firefox/11.0 (via ggpht.com GoogleImageProxy)`. Bien que cela puisse être confondu avec une ouverture par un utilisateur, l’emplacement géographique et les informations du client ne seront pas exacts, et le résultat sera renvoyé très rapidement.
Mais quelles sont les conséquences de ce changement pour les expéditeurs d’emails ?
En conséquence, les taux d’ouverture ont augmenté avec ce changement, mais pas en raison de l’engagement des destinataires avec les emails. Ces statistiques gonflées faussent l’analyse de l’engagement pour les expéditeurs et remettent en question la fiabilité des taux d’ouverture lors de la prise de décisions concernant l’email marketing. Dire que le secteur de l’email marketing a été bouleversé serait un euphémisme, mais ces changements n’ont pas complètement tué l’email.
Après des mois de suivi de l’impact de ces engagements de bots, une chose est claire : L’email n’est pas mort, mais les taux d’ouverture ne sont certainement pas la statistique la plus fiable pour commencer lorsqu’il s’agit de l’engagement des destinataires.
Les ouvertures et les clics de bots du côté du destinataire gonflent les statistiques depuis des années, et bien qu’il soit possible d’y remédier avec une liste propre, les engagements automatisés du côté des MBP nécessitaient une solution différente.

Découvrez la détection des bots
Les ouvertures automatiques portent bien leur nom : elles sont automatiques. Ces ouvertures de bots MBP renvoient des résultats à la même vitesse, voire plus rapidement, que le retour `250 OK`. Les êtres humains ont une vie en dehors de leur boîte de réception, et ils ouvrent rarement un email à la seconde où il y arrive. Si une ouverture organique devait être confondue avec un bot par notre solution, le destinataire devrait l’ouvrir moins d’une seconde après sa réception. Êtes-vous aussi rapide du clic ? Même s’il s’agit de réinitialiser un mot de passe ou d’un accusé de réception de colis, une vraie personne aura toujours besoin d’un peu plus de temps pour ouvrir et lire un email.
Puisque les ouvertures de bots sont facilement identifiables, il suffit au service d’emailing de créer une détection basée sur ce facteur. Chez Mailgun, nous avons ajouté un champ à la charge utile des événements qui indiquera si un message est automatique ou non, ainsi que l’origine de l’ouverture du bot en ce qui concerne les MBP. Il apparaîtra vers le haut de la charge utile, comme dans l’exemple ci-dessous :
``` { "client-info": { rnrn"client-name": "unknown", rnrn"client-type": "unknown", rnrn"user-agent": "Mozilla/5.0", rnrn"device-type": "unknown", rnrn"client-os": "unknown", rnrn"bot": "apple" rnrn},```
C’est dans le champ `bot` que vous verrez si une ouverture ou un clic est automatique de la part d’Apple, de Gmail, ou s’il s’agit d’un engagement de bot inconnu, pouvant provenir d’un appareil en périphérie (comme un pare-feu ou un logiciel anti-spam) qui récupère l’image de suivi du message et l’enregistre comme un événement d’ouverture ou de clic. Le champ bot fournit des indications supplémentaires sur ce qui pourrait affecter votre taux d’engagement, et vous permet de bien mieux comprendre la performance globale de votre programme d’emailing.
Apple Mail Privacy Protection (AMMP)
Si le User-Agent est exactement Mozilla/5.0 il s’agit très probablement d’AMMP, ce qui nous donne un indicateur précis pour détecter spécifiquement le bot d’Apple.
Gmail
Gmail masque la localisation de ses utilisateurs et les données du navigateur à l’aide d’une image proxy, de sorte que nous pouvons considérer les ouvertures détectées avec le user agent de Google comme le résultat d’une ouverture organique par un utilisateur, mais nous ne pouvons pas nous fier à l’exactitude des données géographiques qui l’accompagnent.
Comme pour certains de nos cas particuliers inconnus, Google est réputé pour précharger l’image de suivi lors de la livraison. S’il s’agit de Google, nous sommes en mesure de l’identifier en fonction du user agent unique et du fait que le taux de clics est inférieur à une seconde.
Prochaines étapes
Les mondes de l’email et de la confidentialité évoluent constamment pour le mieux. C’est aux fournisseurs de services d’emailing de s’adapter, et chez Mailgun, nous sommes prêts à le faire. Nous pouvons séparer efficacement les êtres humains des bots à l’aide du User-Agent et des horodatages. À l’avenir, nous envisageons d’ajouter des paramètres d’engagement de bots MBP supplémentaires au fur et à mesure de leur apparition dans l’espace de la confidentialité, et de continuer à créer des fonctionnalités de détection de bots plus performantes pour nos clients.
Vous avez une idée pour la détection des bots ou pour Mailgun dans son ensemble ? Envoyez-nous un message sur UserVoice – nos meilleurs services et fonctionnalités sont vos idées.
Comment fonctionnent les engagements de bots ?